Top 10 des actions militantes en Saintonge en 2025

Actions militantes en Saintonge

Des bombes, des fascistes, de la fureur et du bruit. L’année 2026 avait à peine commencé que nous subissions déjà les actualités internationales. Nous nous précipitions vers le pessimisme efficace : oui, l’année 2026 sera une nouvelle année de merde. De toute façon, elle ne vaudra pas mieux que l’année 2025 que nous venions de clore. Mais, à y regarder de plus près, l’année 2025 par chez nous a réservé son lot de victoires, de mobilisations et de réussites certaines. Alors, petit coup d’œil dans le rétro sur dix actions militantes en Saintonge qui méritent qu’on se réjouisse.

01. Le 8 Mars 2025, le Collectif féministe saintais était mobilisé…

… pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Le Collectif féministe saintais se présente comme anticapitaliste, intersectionnel, éco-féministe et mixte. Il a été créé en mars 2022. Son objectif est de lutter contre toute forme de discrimination et toute forme de violence sexiste et sexuelle.

Ses actions militantes en Saintonge sont concrètes et s’emploient à se réapproprier l’espace public saintais. Outre le 8 mars, le collectif se mobilise aussi le 25 novembre pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Son fonctionnement s’articule autour de la non-violence, du respect, de la franchise et de l’éducation populaire. Le collectif est présent sur les réseaux sociaux.

02. Le 21 Mars, le premier article de la Guillotine Saintaise a été publié…

… et c’était une recette sur le caramel au beurre salé. Étonnant ? Pas tant que cela lorsque l’on sait que manger, se nourrir est éminemment politique comme l’a montré un autre article peu de temps après.

Et pourquoi ce nom de « Guillotine Saintaise » ? Car, Joseph-Ignace Guillotin est une des figures oubliées de Saintes. D’ailleurs, le média local lance un appel à rédacteur.ices pour l’année 2026. Notre média a pour objectif de présenter l’actualité saintongeaise sous un angle militant. N’hésitez pas à apporter votre contribution.

03. Les 19 et 20 Avril, eut lieu la première édition du festival Ville(S) …

… et ce fut une réussite.  L’objectif du festival Ville(s) est de proposer des regards croisés autour des sciences humaines. Conférences, ateliers et visites de terrain ont animé ces deux journées. Choisir une ville moyenne pour parler d’urbanisme, d’histoire, de sociologie philosophique ou anthropologique est, en soit, un acte politique. En 2026, une nouvelle édition devrait voir le jour.

C’est aussi ce jour qui fut choisi pour la réouverture du Silo, lieu emblématique alternatif de Saintes. Ce lieu, 100% bénévole, œuvre désormais à l’année pour la culture à Saintes et ses environs.

04. Le 1er  Mai fut une journée de lutte …

… et un symbole de résistance. Le 1er mai, c’est bien plus qu’un jour férié. C’est un symbole mondial de lutte ouvrière et de progrès social. En 2025, ce fut l’occasion à Saintes de revendiquer nos libertés.

Cette année, comme celle qui commence, était marquée par un contexte de montée de l’extrême droite. Cette journée, comme d’autres actions militantes en Saintonge, étant aussi l’occasion de reconquérir l’espace public.

05. Le 14 Juin, Saintes a accueilli sa première marche des fiertés…

… et quiconque s’est trouvé dans cette marche a compris tout le sens que prenait cette première à Saintes. Il y avait mille et une raisons de manifester ce jour-là, ce qu’avait bien annoncé cet article consacré à la marche des fiertés

Les personnes sont venues de toute la Charente-Maritime. Ce fut une journée inédite qui fera date. L’organisation était une réussite et une deuxième édition est bien sûr prévue. Suivez le compte Fiertés saintaise sur Instagram pour connaître la date et le lieu de la prochaine marche à Saintes.

La journée a continué au Silo avec un show drag, une table ronde, des stands queer et un dj set. Une journée mémorable où chaque pancarte, chaque geste, chaque parole était d’une importance cruciale dans ce contexte de montée de l’extrême-droite.

06. Le 10 Septembre, Saintes a levé la tête…

… et des saintaises et des saintais se sont rencontrés suite à l’appel du mouvement Bloquons tout. Nous nous sommes parlé. Nous ne nous connaissions pas. Il pleuvait, souvenez-vous. Il était tôt ou il était tard, on ne sait plus mais le temps d’une journée, on s’est senti·es solides et uni·es. Nous n’avons pas démérité.

Le sous-préfet était là aussi, pour ce que ça pouvait bien nous faire. On se souvient surtout de ce jeune manifestant interpellé par les forces de l’ordre pour un motif insensé. Le dispositif policier était démesuré.

Un autre rassemblement des cheminots avait lieu à l’autre bout de la ville. Certain·es diront que cette journée fut un échec. On ne dirait pas ça. On dirait que « ça n’a pas marché » mais Bayrou a tout de même démissionné la veille.

07. Le 4 Octobre, un concert de soutien à la flottille pour Gaza …

… a récolté des milliers d’euros. Comme bon nombre d’entre nous, des images nous proviennent de Gaza. Nous nous sentons démuni·es. Ce concert de soutien fut l’occasion de retrouver un peu d’agir. Le monde entier se mobilise contre le génocide. Ce soir-là, nous avons mis Saintes sur la carte du monde. Quelques jours auparavant, plusieurs personnes avaient interpellé le conseil municipal.

Parmi les actions militantes en Saintonge, il faut aussi noter la pugnacité de ces militant·es qui, un samedi sur deux à 10h30, sont présent·es devant le palais de justice pour réclamer un cessez-le-feu en Palestine.

08. Le 11 Octobre, la ressourcerie MétamorphOse a ouvert ses portes…

… et il faut avoir vu la construction du lieu pour comprendre sa beauté. Au départ, on commence avec trois anciens box qui servaient à du stockage. C’est désormais un lieu chaleureux, accueillant et rangé avec soin.

Les prix sont plus qu’abordables. Il ne faut pas hésiter à y faire un tour. Association voisine du Silo, l’objectif de Métamorphose est de réduire notre impact environnemental, de réduire nos ressources matérielles et de réinventer notre manière de faire ensemble.

09. Le 19 Novembre, le Réseau de Résistance Citoyenne a fêté …

… son premier anniversaire. Et oui, rappelez-vous, c’était en 2024 qu’un groupe d’ami.es et de camarades de Saintes se réunissaient pour discuter d’un avenir sombre, annoncé par tous les médias : la victoire du RN au second tour des législatives. Et depuis ? Depuis, des ateliers de riposte ont émergé, des grandes réunions et des échanges ont eu lieu, des personnes se sont politisées, des choses se sont faites.

Le Réseau de Résistance Citoyenne œuvre sur des actions concrètes et a une démarche militante autre. Comme le dit le slogan du dénommé RRC : « Face aux violences et menaces d’extrême-droite, ne restons pas seul.es, discutons et organisons-nous ! » Tout le monde est bienvenu à l’heure où des présidents enlèvent d’autres présidents.

10.  L’enquête publique contre l’usine à saumon dans le Médoc a récolté …

… plus de 20000 signatures ! Elles et ils étaient plus de 800 manifestant.es pour s’opposer au projet de ferme-usine. Cet immense élevage de saumons est censé voir le jour au Verdon. C’était sans compter la présence d’une foule déterminée portée par les slogans du collectif Planète Boum Boum.

Sur une pancarte, on pouvait lire : « Nos élus, ressaisissez-vous ! L’argent ne fait pas tout. Pensez à l’avenir de nos enfants et à notre estuaire ». Était présente également, l’association locale La Fraie sauvage qui agit pour préserver l’estuaire et le territoire, imaginer d’autres modes de développement respectueux de la vie.

Bon, d’accord, pour cette dernière on triche un peu : ce n’est pas tout à fait 2025 et pas tout à fait les environs de Saintes non plus. On partage bien un estuaire avec elles et eux non ? Et puis, après tout, est-ce que ce ne serait pas cela dont on a besoin : voir ailleurs ce qui fonctionne et réussit pour l’importer ici ?

Chiche ! En 2026, on bat le record des actions militantes en Saintonge

Ici, d’ailleurs, où des personnes exceptionnelles œuvrent tous les jours sans relâche pour faire de ce « ici » un lieu de fierté. Ce sont des réunions de préparation dans d’obscures salles. D’innombrables boucles de discussion. Mais aussi de grands moments de joie. C’est du travail. C’est votre cousin, votre voisine au chômage, l’enseignante de vos enfants, le conducteur de votre train, le pote de votre grand-père, l’amie de votre mère.

Toutes ces personnes, tous ces collectifs n’attendent que vous pour continuer. En 2026, faisons-nous cette promesse : la morosité ne nous atteindra pas. Du moins, pas totalement. Elle ne nous démobilisera pas. Au fond de nous, on sait toutes et tous qu’ « ils peuvent empêcher les fleurs de pousser, ils n’empêcheront jamais le printemps d’arriver ».